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Ligne Bayonne-Pau ; Pau-Bayonne

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avertissement : blog supprimé voir : 

https://terbayonnepau.blogspot.fr/

Tous ceux qui ont pris ou voudraient prendre le train desservant  Bayonne et  Pau ont vu les conditions se détériorer  sur cette ligne qui a pourtant prouvé son utilité depuis très longtemps.

Depuis 2011 que s’est il passé ?

Fin 2011 le dernier TER (18h20) au départ de Bayonne vers Pau a été remplacé par un intercité : l’horaire a  été avancé. Dans l’autre sens : le dernier TER après 19h en partance de Pau a été supprimé. Les horaires des TER du matin ont été aussi bouleversés : pour arriver à Bayonne vers 8h30 : impossible sans passer par Dax (et en utilisant deux TGV). Depuis un TER permet d’arriver à Bayonne à  8H22  mais le TER suivant part à 9h14 de Pau. Le TER suivant , qui est aussi l’avant dernier de la journée part à 17h 19 de Pau. Bref, les horaires étaient déjà très insuffisants avant 2011 mais du fait des changements, beaucoup d’usagers ont dû tout simplement renoncer au train. Les horaires ont encore été chamboulés les années suivantes, contribuant davantage à l’abandon du train par les usagers.   En 2017 un TER a été remis à 18h39 à Bayonne direction Pau : c’est un beau geste mais hélas dans l’autre sens le dernier TER au départ de Pau direction Bayonne est à 17h54 , il existe un intercité (donc qui ne s’arrête pas aux gares d’Artix, Puyoo, Urt) à 18h59 et  le dernier intercité à 20h50 a été supprimé.

Depuis le 15  novembre 2017 nous avons connu des suppressions de train tous les jours ou presque à cause du givre .

Parfois la SNCF met à disposition des bus : outre qu’ils sont beaucoup plus lents et  inconfortables cette organisation coûte cher à mettre en place . Nous aimons  prendre le train , c’est un moyen écologique , moins fatigant que la voiture pour  se rendre au travail mais nous nous posons la question : combien de temps cette ligne de train va  continuer à exister ? Oui les usagers diminuent en nombre : bien obligé : ceux qui travaillent après 19h ont été éliminés en 2011 , les autres , s’accrochent mais beaucoup ont dû renoncer : trop de retards , trop de suppressions surtout depuis mi novembre 2017.  La SNCF a reconnu sa faute et a offert une indemnisation aux abonnés Lien infos voyageurs SNCF : fiabilité du service dans le sud-Aquitain  . Les usagers ont simplement besoin de trains qui roulent !

Des propositions intéressantes ont déjà été présentées par les usagers aux Comité de ligne , exemple lors du dernier comité de ligne étoile de Bayonne le 15 juin 2017 nous pouvons lire  sur le blog « maligne-TER » dans la rubrique :  « Autres sujets évoqués »

  • ligne 65 Bayonne Pau
    desserte insuffisante,accessibilité de la gare de Pau, correspondance à Pau avec Oloron inadaptée, pourquoi absence de gare voyageurs à Lacq et Lescar,

 

puis  <<Des réponses ont été apportées à toutes les questions par le Conseil Régional ou la SNCF ou avec engagement de réponse >> Quelles ont été les réponses sur ces questions ?

Lien blog  maligne TER

 

Dans le même temps où les agglomérations du BAB et paloises entreprennent des travaux pour inciter la population à utiliser les transports en commun , cette défaillance grave des TER ne peut qu’obliger les usagers à délaisser le train

Donc tant qu’à venir à Pau ou à Bayonne en voiture , pourquoi se compliquer la vie à chercher un parking pour prendre un transport en commun ? Pourtant s’il devenait facile de venir en TER , une intermodalité bien pensée permettrait vraiment une diminution du flux des voitures individuelles. Que faire ? Nous avons écrit de nombreuses fois aux élus ; certains ont répondu , nous les en remercions mais la situation hélas au lieu de s’améliorer se dégrade de plus en plus.   Des questions écrites ont été posées au Sénat  Lien Sénat : Devenir des trains d’équilibres du territoire


La conscience qu’il faut « changer nos habitudes  » et utiliser les transports en commun est,  nous pensons, largement partagée. Mais alors pourquoi ça ne marche pas ?

Le président de région est sensible à la situation des TER  et a annoncé un plan pour sauver plusieurs lignes  TER « en péril » il a visiblement oublié les béarnais , les landais et les basques ! 

Lien « 20 minutes » Nouvelle-Aquitaine: Vers un «plan ferroviaire» pour sauver plusieurs lignes TER

 Ce phénomène touche la france entière Lien en PACA aussi

Le problème est éminemment politique , il ne faut pas avoir peur de le dire mais dans le véritable sens premier : « est politique ce qui est relatif aux affaire publiques » .

Un peu de fantaisie , nous avons une devinette à vous proposer : Quel est le point commun entre Manuel Valls, Nicola Hulot, Edouard Philippe , Emmanuel Macron, Elisabeth Borne , Guillaume Pépy  ? La priorité affichée aux trains du quotidien .

Un seul lien où l’on peut lire une déclaration d’Elisabeth Borne, ministre des transports : lien :En 2018, 5,2 milliards d’euros seront ainsi consacrés à l’entretien et la régénération du réseau ferroviaire, soit plus de 1.600 chantiers cette année.

 

Nous n’avons pas la réponse mais des propositions :

Pour que le TER soit attractif et largement utilisé en remplacement de la voiture individuelle, il a besoin  d’offrir une amplitude horaire suffisante.

Actuellement il exclut ceux qui travaillent en dehors des heures de bureau classiques , mais aussi  ceux qui – même occasionnellement – travaillent tard le soir ou ont une réunion ou une activité en soirée. 

− les rames et les lignes ont besoin d’être régénérées afin d’offrir un service fiable, sur lequel le voyageur peut compter. 

– les bus de ville et intercités ville gagnent à avoir des horaires compatibles pour servir de complément sur le TER (Intermodalité). Les bus intercités n’ont pas vocation à remplacer  le TER, il  doivent au contraire être organisés pour une vraie intermodalité.

– utilisation du service MOBILACQ pour conduire les usagers vers les gares d’ORTHEZ et ARTIX, en intermodalité avec les TER.

rouvrir les gares/arrêts autour de Lacq : il  y a beaucoup d’entreprises. 

– créer un « RER » = « TER city » autour de Pau 

Va t’on vraiment laisser mourir cette ligne Bayonne-Pau-Tarbes sans réagir ? (ligne qui est indispensable  y compris dans ses prolongements  : vers Toulouse et au-delà).

Nous lançons un appel pour constituer une groupe d’usagers pour la promotion de cette ligne indispensable y compris dans ses prolongements vers Toulouse et au-delà. Vous êtes usagers ? Vous souhaitez une amélioration de la ligne ? Vous avez noté des dysfonctionnements ? Vous pouvez nous aider pour les contacts avec la presse ou des décideurs ? Nos élus locaux sont déjà sensibilisés à la défense de nos trains Lien « Sud Ouest »  nouveaux horaires SNCF . C’est le moment de les solliciter de nouveau car la situation , loin de s’améliorer , se dégrade. L’urgence est là !   Merci de nous écrire à

 

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Voici la lettre adressé à Mr Rousset, Président de région, d’un abonné de la ligne 65 qui utilise (ou essaie ) quotidiennement le train d’Orthez à Bayonne

le 06/01/2017
Monsieur le Président,

Je rédige ce courrier en me disant qu’il n’y a que fort peu de chances qu’il arrive véritablement devant vos yeux, probablement filtré par de petites mains qui traitent votre courrier de député alors que je ne trouve pas votre adresse sur le site de la Région.

Cela ne fait rien il me servira de catharsis.

En ce début d’année 2017 je voulais vous faire parvenir, en pièce jointe, la réalité de la situation vécue par l’utilisateur de base des services des TER de notre région.

J’entends, je lis, que la régularité du service s’améliore… Vous pouvez constater par vous-même que sur l’année 2016 j’ai vu 59 trains supprimés à ma gare de départ. En réalité nous sommes au dessus, mais je n’ai pas compté les trains pendant mes périodes de congés (comme par exemple la semaine de Noël où nous avons atteint les 60). Je suis abonné sur la ligne 65, d’Orthez à Bayonne, depuis 2006. Et je ne peux pas dire que la situation s’améliore.

Mais voilà, un train qui ne part pas, disparaît des statistiques de régularité.

Alors je sais, la SNCF met des bus à notre disposition pour remplacer ces trains, et un bus vaut un train dans ces fameuses statistiques. Oui, mais, pour l’utilisateur qui souhaite, car son employeur le lui impose, arriver AVANT 8 heures sur Bayonne le bus n’est pas une solution, Il ne permet pas d’arriver assez tôt. Donc voiture …

Et alors, cerise sur le gâteau de notre mode de transport préféré, 2017 arrive : lundi 2 grève sncf, bus proposé ; mardi 3 suite de la grève pas de solution de secours ; mercredi 4 givre, trains supprimés, bus depuis Puyoo ; jeudi 5 givre idem ; vendredi 6 givre idem

Alors je vous le demande : de qui se moque notre cher transporteur ? J’ai acheté mon abonnement en gare pour le mois de janvier et n’ai pas encore pu en profiter … En encore pourquoi me plaindrais-je alors que j’ai vu le personnel en gare vendre un billet le 03/01 à un passager pour un train annoncé supprimé depuis la veille mais affiché avec un retard de 10mn en gare ? Cherchez l’erreur !

Et comment font donc les régions situées dans l’Est ou le Nord de la France ? On nous supprime un train pour du givre à 0°, voire -3°. Comment faire avec du -10 ou -15°?

La faute viendrait de nouveau train régiolis qui remplace nos vieilles rames Z. Ces rames ne supportent pas le froid. A croire que l’on marche sur la tête. Je travaille dans le privé et je puis vous garantir que si j’achète un matériel qui ne rend pas le service attendu je vais prendre la porte avec une grande rapidité,

Etes-vous seulement déjà monté dans une de ces rames ? Les sièges ne sont pas confortables mais passons, il n’y a pas de sas au niveau des portes ce qui augmente la consommation électrique pour maintenir la température (été comme hiver) ainsi que les sensations désagréables pour les passagers.

Ces rames sont pourvues d’un nombre de fausses marches aberrant qui sont un véritable piège pour nos chevilles. Il est impossible d’étendre les jambes sur une bonne partie des sièges du fait de leur conception. Et vous êtes un homme, moi aussi, donc peu impacté par ce qui va suivre, mais une dame vêtue d’une jupe doit faire attention au choix du siège si elle ne veut pas dévoiler ses dessous à une partie des passagers … Et maintenant je viens d’apprendre qu’à 0° ils ne roulent plus ! Je pense que vous devriez vous demander quel est le cadre catégorie A ou B(?) qui a eu la lumineuse idée d’engager des millions sur ces machines. Et peut-être aussi lui proposer des formations ad hoc ou le diriger vers un placard, pour qu’il arrête de vous nuire,

Parce que, voyez-vous, nous étions 30 en 2006 à prendre le train à Orthez vers Bayonne, nous nous retrouvons 5, bientôt 4.

Et ceux qui jettent l’éponge ne connaissent pas ce fameux cadre, le seul responsable sera toujours l’élu !  Donc, devant le peu de cas que l’on tient de nous, et l’absence de réaction de nos politiques qui persistent à nous dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, je vais me contenter de vous souhaiter, Monsieur le Président, que cette année ne soit pas pire que celle qui vient de passer.

Cordialement

un usager/passager/client (au choix) pour le moins dépité.

Le même usager, 1 an plus tard  (je pense qu’effectivement , sans vilain jeu de mots, nous pouvons nous considérer comme usagés , fatigués …)

Le 03/01/3018

Bonjour Monsieur le Président,

Du 01/01/2017 au 31/12/2017 nous disposons de 251 jours ouvrés. Desquels nous pouvons retirer 25 jours de congés, soit 226 jours de travail. Sur cette même période 2017 j’ai personnellement subi la suppression de 61 trains le matin à ma gare de départ, Orthez, sur la ligne 65 en direction de Bayonne. 61/226=26.99% . Pour être plus clair, nous sommes à plus d’un jour sur quatre sans train… Ou dit autrement plus de trois mois sur douze. En début de cette année je me suis adressé au Président de la Région Nouvelle Aquitaine qui a transmis ma demande/remarque auprès des services concernés de la Région.

Nous étions alors à 59 trains supprimés en 2016. Nous sommes à 61 en 2017. Il y a effectivement un progrès mais je ne suis pas certain d’en percevoir toute la substantifique moelle.

Peut-être pourriez-vous m’éclairer ?

Je me fais l’effet d’un triste sire, toujours à me plaindre, alors que mes concitoyens, usagers/clients de la ligne, jettent l’éponge à tour de bras. Je vous disais Monsieur le Président que de trente nous étions cinq. Et bien nous ne sommes plus que deux. Et s’il n’en reste qu’un … vous devinerez aisément la suite.

Je ne vais pas insister sur l’inutilité de ces bus de remplacement, volontairement programmés à des heures interdisant l’arrivée au terminus à l’heure prévue. Pas plus que je n’insisterai sur l’ampleur de la désorganisation, là aussi certainement volontaire, du service qui nous conduit à préférer des moyens individuels à des choix collectifs.

Je ne vais pas le faire car vous savez tout cela, je vous l’ai déjà dit, ou plutôt écrit. Je ne vais pas le faire car j’en suis à me demander si vous ne pouvez rien faire ou si vous ne voulez rien faire.

Car des solutions existent, mais la Région peine à les trouver, ou tout au moins en donne l’impression.

Alors Monsieur le Président, je viens vers vous pour vous poser une question simple : pouvez-vous faire quelque chose pour que 2018 ne voit pas 63 trains supprimés le matin pour nous rendre sur notre lieu de travail ?

Cordialement

 La lettre suivante , exprime bien les attentes déçues  , pourtant raisonnables , d’une abonnée parmi d’autres (c’était avant les suppressions de train à cause du givre )

Bonjour

Je me permets, en tant que citoyenne britannique, résidant et travaillant en France, de vous interpeller, vous les élus, à propos des trains de proximité et en particulier de la situation entre Orthez et Pau

Je vous écris donc en tant qu’usagère du train qui essaie d’utiliser le train pour aller travailler.

Je voudrais dire que j’apprécie les efforts de votre personnel qui sont toujours poli et serviable et les nouveaux trains qui circulent sur la ligne Pau-Orthez sont excellents et ont vraiment amélioré mon expérience du train.

Cependant j’ai des difficultés dans l’usage du train et je voudrais le souligner.. Je paie un abonnement annuel pour  aller travailler à Pau depuis Orthez

J’essaie de faire ma part pour l’environnement et donc j’utilise mon vélo que je prends avec moi  dans le train.  J’enseigne l’anglais à des personnes travaillant dans des entreprises ce qui signifie que je n’ai pas d’horaire  régulier.

Malheureusement, il y a souvent des mois entiers où  je ne peux pas utiliser mon billet car il n’y a pas de trains de retour à Orthez dans la soirée.

Je dois donc souvent utiliser ma voiture pour aller au travail et je dois payer deux fois.  Je ne peux pas prendre le train Intercité parce que je ne peux pas mettre mon vélo dedans et le billet ne me permet pas de prendre le TGV,  même si  dans cette région,  le TGV roule à la vitesse du TER et donc je suis souvent assise sur le quai à regarder passer les trains que je ne peux pas utiliser.

En plus, les bus du Conseil Général circulent en même temps que les trains ce qui est complètement inutile.  En conclusion si  je termine le travail à 18h je ne peux pas rentrer chez moi avec le train.  Dommage aussi pour les restaurants et magasins à Pau que j’utilise moins car je ne peux pas rester plus tard le soir.

Comme d’habitude en France, je trouve que les systèmes sont beaucoup trop rigides – je voudrais avoir un billet pour un certain nombre de trajets et je dois dire que je suis tentée d’utiliser un système de partage de voiture.Et surtout avoir des trains après 19h pour ne pas être obligée d’utiliser ma voiture .

En espérant que vous prendrez en compte mes difficultés, qui sont partagées par d’autres, recevez Messieurs les élus, mes meilleures salutations.

 

 

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17 Commentaires

  1. Brunel

    6 janvier 2018 à 20 h 05 min

    Toute la vérité , rien que la vérité, ne levez pas la main droite, ni la gauche! lol. bravo !!!! rien à rajouter ! enfin, si…. Merci beaucoup pour la défense de l’usager dont les politiques de tout bord n’ont rien à faire!

    Répondre

    • terbayonnepau

      6 janvier 2018 à 23 h 10 min

      Les politiques nous représentent (c’est nous qui avons cette arme absolue , pacifique et démocratique : le bulletin de vote !!)
      Nous sommes plusieurs à batailler chacun dans notre coin et nous n’arrivons à rien car nous sommes isolés ! Si nous nous fédérons , nous sommes obligés de gagner. Ensemble nous pouvons , nous devons sauver cette ligne de train transversale qui a son utilité bien au-delà de Bayonne et Pau.

      Répondre

  2. terbayonnepau

    11 janvier 2018 à 12 h 45 min

    je souscrit à cette action qui est à mon avis dispensable comme dernier sursaut avant de perdre tout service public …
    le TER Pau Bedous, ligne fraichement réouverte jusqu’à Bedous est dans le même état du délitement des horaires::absence de correspondances adéquates entre bordeaux et oloron-bedous

    Répondre

    • terbayonnepau

      13 janvier 2018 à 22 h 26 min

      il ne suffit pas de créer des lignes , effectivement , il faut penser aux correspondances et à une intermodalité réfléchie et cohérente : les cars doivent être là pour compléter les trains et non pour les remplacer comme c’est trop souvent le cas sur cette ligne : Pau-Oloron-Bedous

      Répondre

  3. My

    12 janvier 2018 à 20 h 18 min

    ah les réseaux TER de la SNCF… Au choix : un poème ou une tragédie.

    Ce qui s’y passe depuis… (Peppy?) est en effet rageant à ravageur.

    Par temps -par ailleurs énergiquement raisonnable- de proto-guerre à la voiture individuelle via normes, contrôles techniques, limitations et autres surcoûts renforcés. Sur fond de météo perturbée. De crises civilisationnelles. De ronds points à grande surfaces et panneaux publicitaires à l’entrée des villes. De repli de la vie active sur des « métropoles » à immobilier galopant.

    « Bitcoinant » dirait-on nowadays.

    L’état des routes. Celui des rails -voire de la signalisation aux passages à niveaux-. Mais aussi l’état des conducteurs. Des salariés- »usagés » en sur ou sous pression. Les suicides, les accidents, les pannes, les bêtes sauvages, la menace terroriste toujours prégnante, l’électricité dans l’air, les piles de vapoteur ou smartphone qui explosent… Ce dernier qui sonne…

    Et le cas échéant parvenu à destination, avec ou sans rendez-vous capital, le souci du stationnement, rare et encore renchéri en centre ville…

    Face à tout ca : je n’ai que deux mots… GRRRRRR et Merci pour votre témoignage.

    Répondre

    • terbayonnepau

      13 janvier 2018 à 20 h 15 min

      Le souci du stationnement ? C’est effectivement un problème …de taille
      Toutes ces personnes qui voudraient prendre le train et ne le peuvent pas utilisent donc leur voiture pour venir à Pau ou à Bayonne (et sont le plus souvent seule dans la voiture : comme quoi le covoiturage : ce n’est pas si simple! ) et …sont des candidates en plus pour trouver une place de stationnement …

      Répondre

  4. terbayonnepau

    23 janvier 2018 à 10 h 15 min

    « Les liaisons Bordeaux – Ile-de-France ont vu leur trafic progresser de +70 % en six mois, par rapport à la même période en 2016. Bordeaux-Ile-de-France est passé, avec l’ensemble des liaisons TGV, de 2,2 millions à 2,7 millions de passagers, soit un gain de +500.000 voyageurs. De deux liaisons quotidiennes Ouigo Bordeaux – Ile-de-France, nous sommes passés à trois en décembre, au départ de Paris Montparnasse » a-t-il été ainsi détaillé. »

    La liaison TGV Bordeaux – Ile-de-France s’impose ainsi (tout type de TGV confondus) comme la troisième plus importante de France, après celles avec Lille et Lyon. Comme annoncé les liaisons low cost de Ouigo sont désormais recentrées sur Paris Montparnasse au lieu d’être raccrochées à des gares de la banlieue parisienne. Philippe Bru a fait savoir que les rames Océane à deux étages qui assurent la liaison entre Bordeaux et Paris sont plébiscitées et que le développement du contrôle à quai, qui évite de le faire ensuite dans le train, était en cours d’installation à Bordeaux, puisqu’il faut aménager les quais. En plus du low cost avec Ouigo, la SNCF développe une toute nouvelle offre ciblée sur la classe affaire en 1re.

    « Les liaisons Bordeaux – Ile-de-France ont vu leur trafic progresser de +70 % en six mois, par rapport à la même période en 2016. Bordeaux-Ile-de-France est passé, avec l’ensemble des liaisons TGV, de 2,2 millions à 2,7 millions de passagers, soit un gain de +500.000 voyageurs. De deux liaisons quotidiennes Ouigo Bordeaux – Ile-de-France, nous sommes passés à trois en décembre, au départ de Paris Montparnasse » a-t-il été ainsi détaillé. »
    La liaison TGV Bordeaux – Ile-de-France s’impose ainsi (tout type de TGV confondus) comme la troisième plus importante de France, après celles avec Lille et Lyon. Comme annoncé les liaisons low cost de Ouigo sont désormais recentrées sur Paris Montparnasse au lieu d’être raccrochées à des gares de la banlieue parisienne. Philippe Bru a fait savoir que les rames Océane à deux étages qui assurent la liaison entre Bordeaux et Paris sont plébiscitées et que le développement du contrôle à quai, qui évite de le faire ensuite dans le train, était en cours d’installation à Bordeaux, puisqu’il faut aménager les quais. En plus du low cost avec Ouigo, la SNCF développe une toute nouvelle offre ciblée sur la classe affaire en 1re.
    A noter la forte progression du trafic Intercités avec Marseille, qui a drainé en 2017 pas moins de 2,4 millions de passagers, contre 2 millions en 2016 : depuis décembre dernier 7 allers-retours cadencés et quotidiens ont été mis en place entre les deux ports. Une opération qui a généré 3 M€ de charges supplémentaires et qui a été lancée pour la première fois par la SNCF sans le soutien de l’Etat. « Ces 3 M€ de recettes supplémentaires, nous allons aller les chercher auprès de la clientèle pro » évoque Philippe Bru. Sachant que la rénovation des gares mobilise 12 M€ par an, et que la SNCF veut réduire de 5 % par an le coût d’entretien de son parc immobilier de 2.700 bâtiments en Nouvelle-Aquitaine, pour le ramener de 21 M€ en 2017 à 20 M€ en 2018.

    Répondre

    • terbayonnepau

      23 janvier 2018 à 10 h 21 min

      Commentaire de cet extrait d’un article de la TRIBUNE du 23 janvier 2018 :! quand il y a de l’offre : il y a des pratiquants du train ; il nous faut de tout : des TGV pour les grandes distances , des trains de nuit , des inter-cités, des TER ….et des bus uniquement quand il n’y pas pas de lignes de train …pour permettre à chacun de pouvoir utiliser les transports en commun

      Répondre

  5. terbayonnepau

    23 janvier 2018 à 10 h 39 min

    Le train Rodez-Paris se prend à… Toulouse

    Prendre le train depuis Rodez pour le Nord, c’était déjà un trajet assez long. Mais depuis qu’il faut aller prendre le train de nuit depuis Toulouse… Et forcément, cette année, il fallait que Noël tombe un lundi. Justement, les trains de nuit en partance de Rodez ne circulent que le week-end. Donc, si on part en semaine, que ce soit à l’aller comme au retour, ce sera passage obligé dans la Ville rose. Avec 33 € de plus à la clé pour l’escale toulousaine, « grâce » à la carte week-end.

    Outre ces frais, il y a plus gênant. Il va falloir expliquer au chef que je dois quitter le travail à 18 heures au lieu des 20 heures minimum habituelles. En effet, avant le train de nuit partait de Rodez à 22 h 43, laissant pas mal de temps pour vaquer à ses occupations personnelles ou professionnelles. Désormais, il faut anticiper le temps du trajet Rodez-Toulouse, car le train de nuit quitte la capitale régionale à 22 h 30. J’ai bien repéré un autre TER vers 20 heures, me laissant un battement de 15 mn. Largement suffisant pour changer de voie, excepté si un problème survient lors du trajet. J’en parle au guichet. Affichant une mine des plus sceptiques, l’agent SCNF m’avertit : « moi, je ne le ferais pas, c’est juste. Et s’il y a du retard ? » Étant donné que je me vois mal errer dans les rues de Toulouse en pleine nuit, j’arrête là la prise de risques.

    Il est donc 18 h 30 quand j’arrive à la gare de Rodez. Exit les voyageurs chargés de toutes leurs valises qui s’apprêtent à monter dans le train de nuit, il y a peu de monde, encore moins de valises. C’est en arrivant à Toulouse que je croise une connaissance ruthénoise. Ce père de famille prend lui aussi le train de nuit pour se rendre en Bretagne. « C’est vrai que ça fait partir tôt de Rodez. Et en plus, on a de l’attente à Toulouse », déplore-t-il sans agacement particulier. Chacun gagne enfin sa couchette pour une nuit qui va durer plus longtemps que prévu.

    Si je ne me souviens pas d’être arrivée une seule fois en retard dans la capitale, mon premier voyage via Bordeaux, conséquence des travaux, n’a pas été concluant. En débarquant sur les quais avec plus de 40 mn de retard, ma correspondance a sauté et me voilà à Valenciennes à plus de 11 heures – et une correspondance à Lille non prévue à l’origine – au lieu de 9 h 34.

    Le retour fut moins épique, quoique. Là encore, le sentiment de perdre du temps s’avère palpable. Quand on arrivait à 6 h 30 à Rodez, quinze minutes après on pouvait retrouver le confort de son lit. Cette fois-ci, on arrive à 6 h 05 à Toulouse et on doit attendre… 7 h 27 pour le TER Rodez.

    Une minute pour attraper le TER

    Sauf que j’avais remarqué sur internet un TER à 6 h 06. L’esprit plus qu’embrumé par une nuit trop courte, je pose le pied sur le quai et, l’effet du froid ou l’instinct de survie car je n’ai pas envie de geler en comptant les trains pendant 1 h 30, me revient en mémoire ce fameux TER. Je jette un coup d’oeil autour de la voie et je l’aperçois, sur le quai d’à côté, marqué du « Graal » Rodez en lettres lumineuses rouges. Il m’attend. Enfin, pas tant que ça, j’ai une minute pour l’attraper et il me faut descendre et remonter par les escaliers, avec sac et valise qui pèsent une tonne. Mais ce genre de défis avec la SNCF, je les ai toujours gagnés. Je passe à l’action et quand je remonte sur l’autre quai, la belle mécanique bleue est toujours là. Je crie tout de même au chef de gare et au conducteur que l’on m’attende, à quelques pas du marchepied ce serait trop bête de trouver portes closes.

    Au final, nous serons quatre à avoir piqué un sprint. Une voyageuse et moi-même expliquons à la contrôleuse que notre billet ne correspond pas à cet horaire et demandons pourquoi un départ si juste par rapport au train de nuit. « En fait, ce train n’est pas considéré comme une correspondance. Il faut au moins 5 mn entre deux trains pour que ce le soit », explique-t-elle. Nous discutons alors de l’ubuesque de la situation d’autant que, tous les jours, les contrôleurs constatent le même scénario, quelques téméraires bravant le temps. » On pourrait le faire partir un peu après, ça évite d’attendre 1 h 30. C’est mieux de prendre ce train », s’étonne ma voisine. Passé ce manque de bon sens, nous savourons d’arriver à 8 h 23 au lieu de 9 h 45.

    Au total, chaque trajet sur Paris

    a augmenté de 40 € et de 3 h 30

    Illustration(s) :

    En semaine, le train de nuit attend ses voyageurs dans la Ville rose.

    Répondre

    • terbayonnepau

      23 janvier 2018 à 10 h 42 min

      un témoignage trouvé dans la La Dépêche du Midi
      Aveyron
      jeudi 18 janvier 2018, p. 22…
      est il besoin de commenter ???

      Répondre

  6. terbayonnepau

    23 janvier 2018 à 11 h 56 min

    Ce blog est trop sérieux ! si on jouait un peu ?
    Une petite devinette ???
    qui a dit « On a beaucoup aimé 2017 , on va adorer 2018  »
    la réponse est là (après la dixième minute ) : fr3
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/emissions/jt-1920-aquitaine

    Répondre

  7. terbayonnepau

    26 janvier 2018 à 8 h 44 min

    lu dans la presse (mercredi 24 janvier 2018)

    Des bus à la place des trains accidentés

    Face à la multiplication des collisions avec des animaux et les chutes d’arbres à cause des intempéries de ces dernières semaines, la SNCF est obligée de mettre des bus de substitution aux trains régionaux (TER) endommagés. Une décision prise entre Chalon et Dijon jusqu’au 25 février.
    page saône-et-loire7

    « Les chocs avec les TER ont augmenté de 70 % entre 2016 et 2017 », déplore la SNCF. « Et ces dernières semaines, il y a eu un nombre exceptionnel d’incidents matériels sur les lignes régionales, causés par les chutes d’arbres liés aux intempéries et très largement par des heurts de gibiers ou divagation de bestiaux. »

    Le parc matériel TER en Bourgogne Franche-Comté a ainsi subi de lourds dégâts qui nécessitent des opérations de maintenance importantes. En attendant de procéder aux réparations et afin d’optimiser son plan de transport TER, la SNCF met en place jusqu’au 25 février des bus de substitution sur les lignes impactées : Dijon-Chalon ; Dijon-Is-sur- Tille ; Dijon-Nevers et Nevers-Decize-Cosne. La SNCF recommande aux usagers de s’informer en gare via les affichages et de consulter son application OUI SNCF ou son site internet.

    Jusqu’à 66 000 € de réparation pour un choc avec un animal

    La Bourgogne Franche-Comté n’est pas la seule région à connaître ces désagréments. Chaque année, ce sont plus d’un millier de heurts avec des bovins et des grands gibiers qui se comptent sur le réseau ferroviaire avec des dégâts matériels conséquents (jupes de TGV endommagées, marchepieds tordus, capteurs inutilisables…) mais aussi engendrant des coûts financiers importants. La SNCF estime que « le coût moyen par impact se monte à 6 200 € avec des coûts qui peuvent varier de 17 400 € à 66 000 € car cela dépend du gabarit de l’animal mais aussi du type de choc, front ou latéral. »

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  8. terbayonnepau

    26 janvier 2018 à 8 h 47 min

    Mardi 2 janvier 2018 : témoignage

    La galère du Châlons-Reims

    Elle ne désarme pas. Isabelle Wieczoreck est remontée comme une pendule. Un peu parce qu’elle doit faire face à des retards incessants, un peu aussi parce qu’elle a l’impression que la SNCF n’en a rien à faire des conséquences que ces perturbations peuvent lui occasionner ainsi qu’aux autres usagers de cette ligne Châlons-Reims. C’est usant, stressant de ne pas savoir si on va avoir notre train, le matin, le soir. Si on va être à l’heure au travail Isabelle Wieczoreck Depuis 25 ans, du lundi au vendredi, onze mois sur douze, pour se rendre au travail, cette Châlonnaise de 45 ans fait le trajet Châlons/Reims puis Reims/Châlons. «Au départ, ça allait; progressivement les problèmes sont devenus récurrents.» Il y a dix ans, quand elle se plaignait, on lui répondait qu’il s’agissait «d’incidents rares», «exceptionnels.» À force de voir ces pubs vantant l’efficacité du réseau, comme : Plus de 90% des trains arrivent à l’heure, «je me disais: soit je n’ai vraiment pas de chance car je ne tombe que sur les trains qui rencontrent des pépins, soit la SNCF affirme n’importe quoi.» Isabelle Wieczoreck se met à coucher sur un carnet tous les retards, annulations et autres incidents. Depuis 2014. L’ampleur du nombre de pages noircies démontre que se rendre au travail par le train s’apparente parfois à un véritable parcours du combattant. «Des feuilles sur les voies et le TER ralentit; il pleut, le TER ralentit; il fait trop chaud, le TER ralentit; et s’il neige? C’est la catastrophe!» Isabelle Wieczoreck ironise mais le malaise est palpable: «C’est un ras-le-bol général de la SNCF, c’est usant, stressant de ne pas savoir si on va avoir notre train, le matin, le soir! Si on va être à l’heure au travail.» Dans ce cahier de bord, on se rend compte que souvent «le lundi matin et le vendredi soir, le TER est bondé, avec des voyageurs debout, mais la SNCF au courant ne rajoute pas de rame!On nous fait remplir parfois un questionnaire de satisfaction mais aucune amélioration ou retour quelconque.» Des TER qui semblent aussi mal entretenus: «Pannes à répétition, portes ou toilettes condamnées, clim et chauffage en panne, rame sans lumière…» Du 11 décembre 2016 au 5 janvier 2018, un peu plus de 100 incidents référencés avec souvent des retards de 30 à 40 minutes comptabilisés. Les trajets d’Isabelle Wieczoreck n’ont été impactés que par six mouvements sociaux: «En général, les jours de grève, je prends ma voiture.» En cas de perturbation, «aucune information, en gare ou dans le train, personne sur les quais pour nous renseigner. Une fois, je suis allée au bureau d’informations de la gare à Reims. La dame m’a répondu que je devais aller sur l’appli SNCF.» Elle ajoute un brin désabusé: «Les agents nous disent qu’il faut écrire. Mais depuis quelques années, plus personnes ne prend la peine de répondre à nos réclamations!» s’exclame-t-elle. «Depuis que la compétence TER est passée à la Région, le service s’est encore dégradé», se plaint Isabelle Wieczoreck. «Avant, nous avions des bus de substitution, maintenant plus rien.» En désespoir de cause, elle écrit un courrier en juin, au ministre des Transports, «comme ça». Ceux envoyés à Benoist Apparu et Bruno Bour-Broc étaient restés lettre morte. Un mois plus tard, elle reçoit une réponse du chef de cabinet du ministre lui indiquant «qu’une réponse allait lui être apportée». La direction régionale à Strasbourg lui propose de rencontrer le directeur clients. «Il m’a juste écoutée. Finalement rien n’a changé.» Isabelle Wieczoreck en est persuadée: «Nous qui prenons cette ligne tous les jours, on n’intéresse personne. Nous sommes les laissés pour compte.»

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  9. terbayonnepau

    26 janvier 2018 à 8 h 49 min

    Mardi 2 janvier 2018 : le train ça se remplit ..quand il y en a ….

    SNCF : en 2017 le TGV Bordeaux-Paris a fait des étincelles

    Le TGV Bordeaux-Paris confirme tout le potentiel qu’il avait inspiré chez ses supporteurs, mais induit du mécontentement en Charente. En plus de Paris, la forte progression du trafic Bordeaux-Marseille, en Intercités, est l’autre surprise de l’année 2017.
    page 94

    La conférence de presse organisée ce lundi matin par la direction régionale de la SNCF à l’occasion du bilan 2017 de la société ferroviaire en Nouvelle-Aquitaine a été chahutée par des invités surprises. C’est ainsi que François Bonneau, président du Conseil départemental de Charente, Xavier Bonnefont, maire d’Angoulême, Daniel Braud, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Charente et de celle de Poitou-Charentes, et Jean-François Dauré, président du Grand Angoulême ont fait connaître leur mécontentement à Philippe Bru, directeur régional SNCF Mobilités pour la Nouvelle-Aquitaine, en débarquant au siège bordelais de la direction régionale de la Société nationale des chemins de fer français.

    « Cinq mois après l’ouverture de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Paris, la SNCF a supprimé des dessertes essentielles sans la moindre concertation. Alors que la Charente a versé 40 M€ pour financer la construction de la ligne de TGV Bordeaux-Paris, la SNCF n’a toujours pas tenu le comité de ligne, alors qu’on nous l’avait promis! » a regretté Jean-François Dauré, qui portait avec Xavier Bonnefont la banderole intitulée : « Trains supprimés : le territoire charentais condamné ».

    Les élus charentais veulent être entendus

    Les élus charentais et les représentants de l’Union patronale Charente ont déjà mené des actions contre la réorganisation des trains menée par la SNCF depuis fin 2017. Philippe Bru leur a notamment répondu que le problème posé en Charente était différent des enjeux de la longue distance et que, de toute façon, une concertation à ce sujet était prévue.

    Ce à quoi les élus charentais ont répondu qu’ils subissaient des changements d’horaires pénalisants pour les entreprises et les salariés sans qu’il y ait eu concertation. Ils s’en sont pris en particulier pris aux nouvelles dessertes à bas coût assurées dans le cadre de l’offre « Ouigo, à des horaires impossibles », accusant la SNCF de favoriser le transport des touristes, au détriment de l’économie charentaise. Philippe Bru a observé en substance qu’avec « Ouigo » la SNCF proposait des TGV populaires à petits prix et qu’on ne pouvait pas « structurer un train à grande vitesse juste pour satisfaire trente personnes ». Les négociations promettent d’être tendues mais elles auront lieu, puisque le directeur régional a bien confirmé qu’il y aurait un comité de ligne prochainement.

    Limoges passe à 2h20 de Bordeaux

    En 2017 le réseau TER a fortement rebondi par rapport à 2016, avec une hausse de +9% des abonnements, de +10 % des déplacements et un taux de voyageurs occasionnels satisfaits de 93 %. Tout est relatif et Philippe Bru s’est félicité que grâce aux efforts consentis sur les lignes de TER (308 gares et haltes desservies) on puisse désormais rallier Limoges depuis Bordeaux en seulement 2h20 (contre 2h04 pour Bordeaux-Paris) et ce à raison de six liaisons par jour.

    Les travaux menés par SNCF Réseau pour remettre les voies à niveau, comme ici entre Toulouse et Bayonne, sont l’autre volet important de l’activité ferroviaire (DR-SNCF Réseau).

    Pour proposer de meilleures liaisons avec les TGV, 80 % des horaires des TER ont été modifiés, tandis que le taux de régularité a progressé de deux points, ce qui signifie que 89,7 % des 685 TER qui roulent chaque jour dans la région sont arrivés avec moins de cinq minutes de retard. Des chiffres qui ne suffisent pas vraiment à contenter le président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, avec lequel la SNCF va devoir renégocier en 2018 la convention TER, qui représente un investissement régional annuel de l’ordre de 400 M€.

    Concernant le TGV Bordeaux-Paris, qui est en service depuis le 2 juillet dernier, Alain Autruffe, directeur territorial SNCF Réseau, a souligné que le premier bilan de la saison estivale s’était soldé par une hausse spectaculaire du trafic. Cela a-t-il duré? La réponse est oui puisqu’avec « Ouigo » la SNCF a su mettre du low cost dans ses liaisons ferroviaires ultra-rapides, donnant ainsi la réplique à Air France-KLM sur la liaison Bordeaux-Paris.

    Marseille : l’autre grande surprise

    « Les liaisons Bordeaux – Ile-de-France ont vu leur trafic progresser de +70 % en six mois, par rapport à la même période en 2016. Bordeaux-Ile-de-France est passé, avec l’ensemble des liaisons TGV, de 2,2 millions à 2,7 millions de passagers, soit un gain de +500.000 voyageurs. De deux liaisons quotidiennes Ouigo Bordeaux – Ile-de-France, nous sommes passés à trois en décembre, au départ de Paris Montparnasse » a-t-il été ainsi détaillé. »

    La liaison TGV Bordeaux – Ile-de-France s’impose ainsi (tout type de TGV confondus) comme la troisième plus importante de France, après celles avec Lille et Lyon. Comme annoncé les liaisons low cost de Ouigo sont désormais recentrées sur Paris Montparnasse au lieu d’être raccrochées à des gares de la banlieue parisienne. Philippe Bru a fait savoir que les rames Océane à deux étages qui assurent la liaison entre Bordeaux et Paris sont plébiscitées et que le développement du contrôle à quai, qui évite de le faire ensuite dans le train, était en cours d’installation à Bordeaux, puisqu’il faut aménager les quais. En plus du low cost avec Ouigo, la SNCF développe une toute nouvelle offre ciblée sur la classe affaire en 1re.

    A noter la forte progression du trafic Intercités avec Marseille, qui a drainé en 2017 pas moins de 2,4 millions de passagers, contre 2 millions en 2016 : depuis décembre dernier 7 allers-retours cadencés et quotidiens ont été mis en place entre les deux ports. Une opération qui a généré 3 M€ de charges supplémentaires et qui a été lancée pour la première fois par la SNCF sans le soutien de l’Etat. « Ces 3 M€ de recettes supplémentaires, nous allons aller les chercher auprès de la clientèle pro » évoque Philippe Bru. Sachant que la rénovation des gares mobilise 12 M€ par an, et que la SNCF veut réduire de 5 % par an le coût d’entretien de son parc immobilier de 2.700 bâtiments en Nouvelle-Aquitaine, pour le ramener de 21 M€ en 2017 à 20 M€ en 2018.

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  10. terbayonnepau

    28 janvier 2018 à 20 h 17 min

    • terbayonnepau

      29 janvier 2018 à 8 h 52 min

      finalement les trains étaient bien présents …à l’heure … Nous nous sommes levés plus tôt pour rien (sans compter ceux qui , du coup , ont pris leur voiture …)

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  11. terbayonnepau

    3 février 2018 à 16 h 59 min

    Vu dans La république des pyrénées ce jour , février 2018 : déclaration de François Bayrou « J’ai toujours été partisan d’une rénovation de la ligne entre Bayonne et Toulouse, assène François Bayrou. Il n’est pas normal qu’il faille près de deux heures et quart pour aller de Pau à Saint-Jean-de-Luz ! Je milite toujours pour une voie convenable entre Puyoô, Orthez et Bayonne.  »
    il l’a dit !

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